Hommage à Roland Arpin
Il y a quelques jours, j’ai appris avec tristesse le décès d’un homme que j’appréciais beaucoup : Roland Arpin. Je l’ai connu entre 1987, moment où je suis devenu employé du Musée, et le moment où il a pris sa retraite. Retraite est un bien grand mot dans son cas. On devrait d’ailleurs abolir ce mot qui coupe le monde en trois : les “pré-actifs”, les “actifs” et les “inactifs”. La réalité est tellement différente. Ce je j’aimais beaucoup de monsieur Arpin, c’est son souci constant de sentir que nous étions heureux. Il ne l’a jamais dit ainsi, mais au fond, il était un grand sentimental. Pour lui, le travail — à plus forte raison le travail dans un Musée de la civilisation — était d’abord et avant tout une affaire de cœur. On prétend qu’il était très exigeant avec ses collaborateurs immédiats? Peut-être. Pour nous, il avait une arme beaucoup plus efficace qui nous a fait accomplir, à certains moments, des petits miracles : il était inspirant.
