michelmonette.net

cause toujours !

Hommage à Roland Arpin

2010/09/04

Il y a quelques jours, j’ai appris avec tris­tesse le décès d’un homme que j’appréciais beau­coup : Roland Arpin. Je l’ai connu entre 1987, moment où je suis devenu employé du Musée, et le moment où il a pris sa retraite. Retraite est un bien grand mot dans son cas. On devrait d’ailleurs abo­lir ce mot qui coupe le monde en trois : les “pré-actifs”, les “actifs” et les “inac­tifs”. La réa­lité est tel­le­ment dif­fé­rente. Ce je j’aimais beau­coup de mon­sieur Arpin, c’est son souci constant de sen­tir que nous étions heu­reux. Il ne l’a jamais dit ainsi, mais au fond, il était un grand sen­ti­men­tal. Pour lui, le tra­vail — à plus forte rai­son le tra­vail dans un Musée de la civi­li­sa­tion — était d’abord et avant tout une affaire de cœur. On pré­tend qu’il était très exi­geant avec ses col­la­bo­ra­teurs immé­diats? Peut-être. Pour nous, il avait une arme beau­coup plus effi­cace qui nous a fait accom­plir, à cer­tains moments, des petits miracles : il était ins­pi­rant.

No Comments

Médias sociaux et pensée instantanée

Un petit pro­blème de santé (une banale grippe) m’a forcé à prendre dis­tance de Twit­ter. Cette prise de dis­tance sur­vient au moment où ma réflexion sur l’utilisation de cet outil de com­mu­ni­ca­tion m’amène à un constat: l’écriture de pro­pos aussi concis, des­ti­nés à être lus pra­ti­que­ment en temps réel, com­porte le dan­ger de voir s’imposer la pen­sée ins­tan­ta­née comme mode de réac­tion aux idées qui cir­culent. Je ne dis pas qu’il faut ces­ser l’usage des médias sociaux conver­sa­tion­nels, je crois cepen­dant qu’il y a un temps pour la conver­sa­tion, un temps pour la lec­ture, l’écoute, l’absorption, un temps pour la réflexion et un temps pour la rédac­tion d’une pen­sée issue du temps pré­cé­dent. Pour ma part, je tente de trou­ver un équi­libre satis­fai­sant. Le bruit inces­sant de Twit­ter a trop pris de mon atten­tion. Sur ce, je retourne me repo­ser… et réflé­chir sur un usage des médias sociaux qui me satisfasse.

2 Comments

La question que n’abordera pas la commission Bastarache

2010/08/30

Toute l’attention média­tique autour de la com­mis­sion Bas­ta­rache risque fort d’occulter une dimen­sion clé des nomi­na­tions «par­ti­sanes» des juges. La vraie ques­tion que posent ces nomi­na­tions est ailleurs que dans les pou­belles des per­ma­nences des par­tis. Depuis que la consti­tu­tion a été rapa­triée en 1982, les juges ont le pou­voir de remettre en ques­tion des choix de société débat­tus dans nos par­le­ments. On a qu’à se rap­pe­ler le juge­ment Chaouili, ou la série de déci­sions judi­ciaires qui ont modi­fié la loi 101, pour s’en convaincre. Est-ce nor­mal?

No Comments

Pardonnez-moi Fraser car j’ai péché

2010/08/29

Nous serions les arti­sans de notre propre mal­heur. C’est du moins ce que sou­tient l’Institut Fra­ser. Je ne pou­vais m’empêcher de pen­ser à tous les péchés que nous com­met­tons envers le capi­ta­lisme, en lisant ces lignes mardi passé :

«Au Qué­bec, des fac­teurs tels que l’interventionnisme étatique, les impôts élevés, la puis­sance des syn­di­cats ainsi que l’existence de pro­grammes et de droits sociaux éten­dus ont consi­dé­ra­ble­ment réduit la liberté écono­mique, nui­sant ainsi aux Qué­bé­cois», affirme Filip Palda, senior fel­low de l’Institut Fra­ser et pro­fes­seur à l’École natio­nale d’administration publique.

No Comments

Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes